1ERE
ETAPE : QUELLE(S) REGLE(S) DOIS-JE RESPECTER ?
Tout projet de construction, d’extension ou d’aménagement
doit être compatible avec le caractère
de la zone du Plan d'Occupation des Sols et les règles
y afférant.
Le
terrain sur lequel vous souhaitez construire doit être
constructible, c'est-à-dire situé :
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•
dans une zone urbaine (zone urbaine traditionnelle
ou lotissement, ce sont les zones Ux) ; |
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•
dans une ZAC ; |
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dans une zone à urbaniser (zones NA)
pour l'extension limitée des constructions existantes, sous certaines conditions ; |
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•
dans une zone agricole (zones NC), si votre projet est nécessaire aux besoins
d'une exploitation agricole et que vous justifiez d'une superficie minimale d'installation (SMI).
Dans les zones NC (agricoles) sont également autorisées l'extension limitée des constructions existantes,
sous certaines conditions. |
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Chaque
zone comprend un règlement d’urbanisme.
La
destination de votre projet doit être compatible
avec la destination de la zone : certaines secteurs
de la Commune sont en effet réservés
à un ou plusieurs types d’occupation
en particulier (habitations / commerces / activités
/ constructions liées et nécessaires
à une exploitation agricole, …)
Votre
projet doit respecter les règles de recul par
rapport aux voies et aux limites séparatives,
les règles de hauteur, d’architecture,
et ne peut être autorisé que dans la
limite des droits à bâtir de votre terrain.
Le droit à bâtir est défini par
l’emprise au sol et le COS (Coefficient d’Occupation
des Sols).
Il
est indispensable que tous les réseaux (eau
potable, assainissement, électricité
et voirie) desservent le terrain et soient suffisants.
Il
est donc indispensable de vérifier précisément
le zonage de votre terrain afin de connaître
le règlement correspondant. Vous pouvez consulter
le POS (Plan d'Occupation des Sols) opposable.
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Mode
d'emploi
Surface de plancher
et emprise au sol : nouvelles définitions depuis le 1/03/2012
Les
droits à bâtir d’un
terrain sont définis par deux
critères : l’emprise au
sol (article 9 du règlement de chaque zone)
et le Coefficient d’Occupation
des Sols ou COS(article 14 du règlement) qui définit la
surface de plancher constructible maximale.
L’emprise
au sol correspond à la projection
verticale du volume de la construction,
tous débords et surplombs inclus.
C'est la surface "au sol", c'est à dire
la part de surface construite sur votre
terrain (toutes constructions incluses).
Le Coefficient d'Occupation du Sol (COS)
détermine la densité de
construction admise sur un terrain, en
termes de surface de plancher.
Il s'agit cette fois de la surface construite,
sur tous les étages.
A compter du 1er mars 2012, la surface
de plancher remplace les anciennes surfaces
(SHON et SHOB).
Il existe désormais deux types de surfaces
:
- la
surface de plancher, utilisée pour
calculer les droits à bâtir sur le
terrain. C’est la superficie constructible.
- la
surface de construction « taxable
» qui correspond à la valeur qui sera
utilisée pour calculer les taxes d’urbanisme
de votre projet. La principale taxe
d’urbanisme est la taxe d’aménagement
qui remplace l’ancienne TLE (taxe
locale d’équipement).
Exemple
:
Un
terrain de 1200m² en zone NB (COS
= 0.15 et emprise au sol = 0.20).
Il
sera possible de construire un bâtiment
à usage d’habitation de
1200 x 0.15 = 180m² de surface de plancher. Par
exemple, un rez-de-chaussée de
150m² et un étage de 30m².
En
outre, l’ensemble du bâti
présent sur le terrain ne devra
pas excéder au sol 1200 x 0.20
= 240m². Par exemple, une emprise
au sol comprenant une habitation de
150m² au sol, un garage de 40m²,
une terrasse couverte de 50m².
Le reste du terrain sera obligatoirement
non bâti, traité en jardin.
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| Bon
à savoir
Sur
La Crau, les piscines non couvertes
peuvent être exclues du calcul
de l’emprise au sol en fonction
des zones (se référer au réglement).
Dans les lotissements, les
droits à bâtir sont souvent
remplacés par un tableau de répartition
par lots de la surface de plancher. Ce tableau est annexé au règlement.
Dans les ZAC, il n’y a pas de
COS : les droits à bâtir
figurent sur l’acte de vente |
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| A
Noter
Le
permis de construire est délivré
sous réserve du droit des tiers
: il appartient au demandeur de vérifier
par lui-même que les règles
de vues, d’ensoleillement, d’écoulement
des eaux pluviales, règles propres
au cahier des charges d’un lotissement,
d’une copropriété
soient respectées.
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2EME ETAPE : A QUELLE
AUTORISATION SUIS-JE SOUMIS ?
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A
noter
Il
existe principalement deux types d’autorisations
pour les particuliers : le permis
de construire et la déclaration
préalable. La déclaration
préalable est un « permis
de construire simplifié ».
Elle obéit aux mêmes
règles que le permis, mais
le nombre de pièces à
fournir au service instructeur est
moins important.
Depuis
le 1/01/2012, le seuil des déclarations
préalable est passé
de 20 à 40m² lorsque vous
répondez à trois conditions
cumulatives :
-
Vous résidez en zone urbaine
U ;
- Vous souhaitez réaliser l’extension
d’une construction existante
(cela ne fonctionne pas pour une nouvelle
construction telle qu’un abri
de jardin) ;
- Pour les travaux compris entre 20
et 40m², vous ne dépassez
pas le seuil des 170m² de surface de plancher
aux termes duquel le recours à
l’architecte est obligatoire.
Si
vous ne répondez pas à
ces trois conditions, le seuil de
la déclaration préalable
reste de 20m².
Au-delà
du seuil de 20 ou 40m² selon
les cas, un permis de construire est
obligatoire. En dessous, une déclaration
préalable est suffisante.
Pour le calcul des seuils, vous devez prendre en compte la surface de plancher ET l'emprise au sol
que vous envisagez de réaliser. C'est la moins favorable qui compte.
Lorsque
vous disposez d’un permis de
construire en cours de validité
(le permis de votre maison par exemple)
et que ce dernier n’est pas
encore clôturé (conformité
non demandée ou non obtenue),
vos travaux seront normalement soumis
à un permis de construire modificatif.
Il s’agit d’un avenant
au permis de construire d’origine.
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Soumis
à permis de construire |
Soumis
à déclaration préalable |
| Nouvelle
construction non agricole (villa, commerce, abri
de jardin, ...) |
Si
la construction dépasse 20m² de surface (*),
un permis de construire est obligatoire.
Au
delà de 170m² de surface (*), le permis est obligatoirement
déposé par un architecte.
|
Si
la construction est égale ou inférieure
à 20m² de surface (*), une simple déclaration
est suffisante.
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| Extension
d'une construction existante |
Dans les zones urbaines U, un permis de construire est obligatoire pour tous travaux superieurs à 40m² de surface (*).
Le permis de construire est également obligatoire, dans les zones urbaines U, pour des travaux compris entre
20 et 40m² de surface (*) si ces derniers conduisent à dépasser le seuil du recours obligatoire à l'architecture (170m²). Un permis de construire déposé par un architecte est alors obligatoire.
Dans les zones "non urbaines" (NA, NB, NC, ND) un permis de construire est obligatoire pour tous travaux superieurs à 20m² de surface (*).
Si
la construction dépasse 170m² (existant + extension),
seul un architecte peut déposer
le permis de construire.
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Dans les zones urbaines U, une déclaration préalable est suffisante si
l'extension ne dépasse pas 40m² de surface (*).
Entre 20 et 40m² de surface (*), l'extension ne doit pas conduire à dépasser le seuil de 170m², sinon un permis de construire déposé
par un architecte sera obligatoire.
Dans les zones "non urbaines" (NA, NB, NC, ND), une déclaration préalable est suffisante si
l'extension ne dépasse pas 20m² de surface (*).
Dans tous les cas,
lorsque le permis de construire de la construction
d'origine n'est pas clos (construction en cours,
achèvement des travaux non encore déclaré),
l'extension devra faire l'objet d'une demande
de permis de construire modificatif.
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(*) surface = pour le calcul de la surface tenir compte de la surface de plancher et de l'emprise au sol.
C'est la mesure la plus défavorable qui est prise en compte.
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| Rénovation
d'une construction existante sans changement de destination |
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Les
travaux de ravalement et ceux qui ont pour objet
de modifier l'aspect extérieur d'un bâtiment,
avec ou sans changement du volume, sont soumis à
déclaration préalable. |
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Changement de destination d'un bâtiment (habitation -> commerce par exemple)
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Les changements de destinations qui entraînent des modifications
des structures porteuses d'un bâtiment et/ou des modifications de façade sont soumis à permis de construire.
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Les changements de destinations qui n'entraînent pas des modifications
des structures porteuses d'un bâtiment et/ou des modifications de façade sont soumis à déclaration préalable.
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| Création
d'une piscine |
Les
piscines couvertes (+ de 1,80m de hauteur) ou
dont le bassin excède 100m² doivent
faire l'objet d'un permis de construire. |
La
plupart des piscines enterrées ou hors
sols, non couvertes, dont le bassin est compris
entre 10 et 100m² font l'objet d'une simple
déclaration préalable. |
| Panneaux
solaires ou photovoltaïque |
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Ils
font l'objet d'une déclaration préalable.
Toutefois,
lorsque le permis de construire de la construction
d'origine n'est pas clos (construction en cours,
achèvement des travaux non encore déclaré),
l'installation devra faire l'objet d'une demande
de permis de construire modificatif.
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| Construction
agricole |
Si
la construction dépasse 20m² de surface de plancher OU d'emprise au sol,
un permis de construire est obligatoire.
Au
delà de 800m², le permis est obligatoirement
déposé par un architecte.
|
Si
la construction est égale ou inférieure
à 20m² de surface de plancher ET d'emprise au sol, une simple déclaration
est suffisante. |
| Serres |
Les
serres dont la hauteur dépasse 4 mètres
OU dont la superficie excède 2000m²
doivent faire l'objet d'un permis de construire
déposé par un architecte.
Toutefois,
les exploitations agricoles à responsabilité
limitée et à associé unique
sont dispensées d'architecte et peuvent
déposer elles-mêmes le dossier.
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Les
serres dont la hauteur est comprise entre 1,80
et 4m et qui n'excédent pas 2000m²
sont soumises à déclaration. |
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Mode
d'emploi
Dans quel cas recourir à
un architecte ?
Le
recours à un architecte est obligatoire
pour déposer une demande de permis
de construire. Toutefois, dans certains
cas, vous êtes exemptés
de cette obligation. Ainsi, vous n’êtes
pas tenus de recourir à un architecte
si vous répondez à ces
trois conditions :
1. Vous êtes une personne physique
(et non une société ou
une association).
Les entreprises agricoles à responsabilité
limitée (EARL) à associé
unique sont considérées
comme des personnes physiques.
2. Vous souhaitez construire pour vous-même.
3. Votre construction ne dépasse
pas 170m² de surface de plancher
ET d'emprise au sol pour une construction non agricole).
Pour les constructions agricoles, le
seuil est de 800m². Il est de 2000m²
pour les serres de production dont le
pied droit à une hauteur inférieure
à 4 mètres.
Vous n’êtes pas non plus
tenu de recourir à un architecte
si votre permis de construire porte
uniquement sur les aménagements
intérieurs d’un bâtiment
existant : vitrine commerciale ou travaux
n'entraînant pas de modifications
visibles de l'extérieur.
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Bon
à savoir
Les démolitions éventuelles
sont soumises à permis de démolir.
Toutefois, il est possible de faire
figurer votre projet de démolition
dans le permis de construire. |
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3EME ETAPE : QUELLE(S)
PIECE(S) DOIS-JE FOURNIR ?
| Pièce(s)
à fournir |
Dans
le cadre d’un permis de construire |
Dans
le cadre d’une déclaration préalable |
| Formulaire
de demande
Ce formulaire précise les noms,
prénoms et adresse du demandeur, les
noms, prénoms, adresse du propriétaire
au cas où celui-ci n'est pas l'auteur
de la demande, l'identité et la qualité
de l'auteur du projet.
Il précise également les renseignements
relatifs au terrain : adresse précise,
superficie et références cadastrales
du terrain, la nature des travaux et la destination
des constructions.
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|
Plan
de situation
Le
plan de situation du terrain est établi
à une échelle comprise entre
1/5000 et 1/25000. Il s’agit d’un
plan de la Commune dans lequel vous indiquerez
la localisation du terrain concerné.
|
OUI
|
OUI
|
Plan
de Masse
Le plan de masse de la construction à édifier
ou à modifier est côté dans
les trois dimensions à une échelle
comprise entre 1/50 et 1/500. Il s’agit
d’un plan du terrain : il fait apparaître
les limites de votre terrain, la voie, l’implantation
des constructions existantes et les constructions
prévues.
L’idéal
est d’indiquer sur ce plan les distances
entre les constructions projetées et
les limites de votre terrain.
|
OUI |
OUI |
| Les
plans des façades à modifier
L’idéal est de produire
un schéma des façades avant travaux
et après travaux. |
OUI |
OUI |
| Une
vue en coupe
Elle
précise la hauteur de la construction
par rapport au terrain naturel.
|
OUI |
OUI |
Un
document graphique
Il
permet d'apprécier l'insertion du projet
de construction dans l'environ-nement (vue de
prés et vue de loin). Il peut s’agir
d’une projection in-formatique ou d’un
dessin.
|
OUI
(1)
|
OUI |
| Une
notice permettant d'apprécier l'impact
visuel du projet
Cette notice décrit le paysage et l’environnement
et indique les disposi-tions prévues
pour assurer l’insertion de la construction
dans l’environnement. |
OUI
(1)
|
NON
mais recommandé pour faciliter la com-préhension
du dossier
|
| Deux
photographies |
OUI |
NON
mais recommandé pour faciliter la com-préhension
du dossier
|
|
Une
attestation concernant la surface de plancher ("attestation de SHON")
Uniquement dans les ZAC (Arquets, Bartavelle,
Gensolenne, Parc de la Moutonne...). Elle doit
être annexée à votre acte
de vente. |
OUI |
OUI |
|
Un
croquis de la clôture projetée
Si vous projetez de créer une
clôture. Ce croquis doit faire apparaitre
la composition (mur, grillage, haie, …)
et la hauteur de la clôture. |
OUI |
OUI |
|
Un
dossier à l’attention de la DDTM (ex DDAF)
pour les constructions liées et necessaires
à une exploitation agricole
Ce
dossier comprend une attestation d’affiliation
à la MSA et un docu-ment attestant que
l’unité foncière concernée
réunit la Surface Minimale d’Installation
(SMI) nécessaire. |
OUI |
OUI |
Dossier
pour les Etablissements Recevant du Public (commerces,
boutiques, salles de réunions, etc…)
:
Ce
dossier comprend une notice de sécurité
et une notice d’accessibilité.
Dans
ce cas, votre projet doit être conforme
aux règles de sécurité
et d’accessibilité des personnes
à mobilité réduite. Une
commission de sécurité et d’accessibilité
sera organisée à cet effet.
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OUI |
NON |
(1)
Ces pièces ne sont pas obligatoires si vous
construisez une villa dans un lotissement qui a fait
l’objet d’un permis d’aménager,
car toutes les dispositions architecturales et environnementales
ont déjà été étudiées
dans le cadre du dossier de lotissement.
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| A
noter
Lorsque
les travaux portent sur un immeuble
en copropriété, vous devez
avoir obtenu l’accord de la copropriété.
Cet accord se matérialise par
le PV d’une assemblée générale
rédigé par le syndic.
Votre copropriété peut
ordonner l’arrêt des travaux
si vous n’avez pas obtenu son
autorisation. |
| |
|
4EME ETAPE : COMMENT
MON DOSSIER EST-IL INSTRUIT ?
Le délai de base d'instruction d’une
autorisation varie entre deux et six mois. Ce délai
dépend de la nature du projet, de l'obligation
de consulter des commissions ou des services extérieurs...
- Pour les permis de construire portant sur
la construction de maisons individuelles ou leur extension,
le délai est de 2 mois.
- Pour les constructions groupées, ce
délai est de 3 mois.
- Pour les Etablissements Recevant du Public,
le délai est de 6 mois, du fait de l’obligation
d’organiser une commission de sécurité
et d’accessibilité.
• Pour les déclarations préalables,
le délai d’instruction est, sauf mention
contraire d’un mois.
Lorsque
les travaux sont autorisés, un arrêté
ainsi que des imprimés de déclaration
d'ouverture et/ou d'achèvement des travaux
vous seront adressés.
Si
le délai d'instruction est dépassé,
il est recommandé de se rapprocher des services
instructeurs de la Ville pour connaître la réponse
à la demande. Dans tous les cas, il faut attendre
la réception d’une réponse positive
écrite avant de commencer les travaux.
L’autorisation d'urbanisme
est valable deux ans. Il est possible de demander sa
prorogation une fois, si les règles d’urbanisme
n’ont pas changées.
Le
permis de construire ou la déclaration préalable deviennent
caducs lorsque les travaux
ne sont pas entrepris dans un délai de deux
ans, ou lorsque les travaux sont interrompus
pendant plus d'une année.
5EME ETAPE : QUE DOIS-JE FAIRE DES L’OBTENTION
DE L’AUTORISATION ?
Dès l'obtention de l'autorisation,
il est obligatoire d’afficher le permis ou la
déclaration sur le terrain, sur un panneau
rectangulaire normalisé, qui doit contenir
les informations principales de l’autorisation
: numéro du dossier, date de l’autorisation,
nom du demandeur, adresse des travaux, surface de plancher,
hauteur maximale, lieu de consultation
du dossier (Mairie de La Crau),… Ce panneau
doit être affiché sur le terrain de manière
visible de l'extérieur pendant toute la durée
du chantier.
Les
délais de recours contre votre permis de construire
ou votre déclaration est de deux mois à
compter de l’affichage sur le terrain.
Dans le cas d’un permis de construire, lorsque
les travaux commencent, vous devez impérativement
remplir et renvoyer la déclaration d'ouverture
de chantier à la Mairie. Cette déclaration
d’ouverture doit impérativement être
déposée dans un délai de deux
ans ; dans le cas contraire, le permis
ne sera plus valable. Les travaux ne
doivent jamais être interrompus plus d’un
an.
6EME ETAPE : QUE DOIS-JE
FAIRE A LA FIN DES TRAVAUX ?
Dans les 30 jours suivant la fin des
travaux, vous devez impérativement remplir
et envoyer la déclaration d’achèvement
de travaux à la Mairie. Un agent de la Mairie
se déplacera dans les mois qui suivent avant
de vérifier que vos travaux sont conformes
au permis déposé.
Si
ce n’est pas le cas, un Procès Verbal
d’infraction au code de l’urbanisme peut
être dressé et transmis au Parquet pour
instruction. Si les travaux sont conformes, vous pouvez
solliciter une attestation de conformité.
7EME ETAPE : QUELLES SONT
LES SANCTIONS ENCOURUES EN CAS DE DEFAUT DE PERMIS,
DE DECLARATION OU DE NON CONFORMITE ?
L'exécution des travaux sans
obtention préalable de l’autorisation d’urbanisme
ou non conforme à l'autorisation délivrée,
peut entraîner :
- Des sanctions pénales : le défaut
d'obtention de permis ou de déclaration préalable
est un délit (article L. 480-4 du code de l'urbanisme)
- Des mesures administratives : l'administration
peut ordonner l'interruption des travaux et la saisie
du matériel de chantier
- Des sanctions civiles : Celui qui subit des
préjudices du fait de l'implantation d'une construction
peut en réclamer réparation auprès
d’un tribunal de l’ordre judiciaire. Dans
ce contexte, l’absence d’autorisation administrative
peut être considérée comme une circonstance
aggravante.
8EME
ETAPE : QUELLES SONT MES POSSIBILITES DE RECOURS ?
Toute décision administrative,
expresse ou tacite, peut faire l’objet d’un
recours gracieux ou contentieux. Ainsi, vous pouvez
contester une opposition à une déclaration
préalable ou le refus d’un permis de construire
en adressant une lettre recommandée à
Monsieur le Maire, dans un délai de deux mois
suivant la notification de la décision.
Cette
lettre doit indiquer le numéro du dossier et
les motifs de votre recours. Il est rappelé qu’il
n’est pas possible de modifier le dossier de la
demande dans le cadre d’un recours gracieux. Si
vous souhaitez modifier votre projet pour l’adapter
à la règlementation, il faut déposer
un nouveau dossier.
En
cas d’absence de réponse aux termes d’un
délai de deux mois, votre recours doit être
considéré comme rejeté. Dans ce
cas, vous pouvez introduire un recours contentieux,
dans le délai de deux mois, auprès du
tribunal administratif de Toulon.
|